Les Kongo ou Bakongo

Statuette africaine petit Nkisi Bakongo

G1218.KONGO

Utilisé

Statuette africaine petit Nkisi Bakongo. Bel objet d’époque tardive de l’art africain de la République Démocratique du Congo. Patine très sombre et délavée par endroits. Le fétiche devait être placé dehaors. Quelques fentes d’âge, (voir photo détails), reste de kaolin aux yeux. On notera la présence de la ‘charge’, dans un petit sac circulaire, dans le dos de la statuette. 

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80,00 € TTC

Fiche technique

Hauteur29,5 cm
Largeur10 cm
Profondeur8,5 cm

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Mesures photo 7. Réparation ancienne socle pied droit.
Statuette africaine petit Nkisi Bakongo communément appelée fétiche à clous. On notera aussi, l’aspect de l’intérieur de la cavité ventrale où il y a des traces des restes d’une autre charge, anciennement placée là. Le réceptacle abdominal, aujourd'hui vide et ouvert, témoigne de la nécessité de cette cavité renfermant la charge magique, le bilongo. Ce « laissé vide » alimente une nostalgie d'une efficacité perdue mais réelle. Les Minkisi, pluriel de Nkisi sont des fétiches réceptacles de l’incarnation d’un ou des esprits qui intercèdent en faveur des humains au travers de rites, bien souvent publiques.
Ils peuvent résoudre des problèmes du genre : maladie, stérilité, conflits inter familiaux, de clans etc.
Ce sont généralement des statues anthropomorphes de 15 à 30 cm de haut, avec une cavité ventrale dans laquelle est placée la charge : le bilongo (substances végétales et animales, tissus imprégnés d’herbes magiques, etc.) Généralement refermée par un miroir, mais il se peut que la charge soit dans un ‘petit sac’ cloué ou accroché avec la cordelette entourant le fétiche (voir photo détail du dos)
Le Nganga, féticheur, place la charge et de ce fait active les pouvoirs de la statue, lors d’un rituel bien précis.
Le fétiche est ainsi ‘activé’ et prêt pour protéger ou résoudre les problèmes pour lequel il a été conçu. Bien que les fétiches ne soient pas d’un aspect très engageant, ils sont totalement positifs ! Ils sont respectés, non pas comme un objet de frayeur, mais bien comme l’habitat des esprits protecteurs.