CÔTE D'IVOIRE

La Côte d’Ivoire. La République de Côte d'Ivoire est un pays d’Afrique occidentale, membre de l’Union africaine et peuplée de nombreuses ethnies. Elle est limitée au Nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’Ouest par le Liberia et la Guinée, à l’Est par le Ghana et au Sud par l’océan Atlantique. La population est estimée à plus de 20 millions d'...

La Côte d’Ivoire. La République de Côte d'Ivoire est un pays d’Afrique occidentale, membre de l’Union africaine et peuplée de nombreuses ethnies. Elle est limitée au Nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’Ouest par le Liberia et la Guinée, à l’Est par le Ghana et au Sud par l’océan Atlantique. La population est estimée à plus de 20 millions d'habitants en 2010. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro ; Abidjan étant la capitale économique, la langue officielle est le Français bien que le Dioula soit la langue la plus utilisée commercialement. Les masques africains et la statuaire africaine de Côte d’Ivoire sont très réputés. L’artisanat de ce pays est très prospère et de qualité.

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  • Les attié Les Adioukrou

    Le peuple Attié, Atyé, Attiké ou Akyé vit au sud du pays, au nord de la ville d'Abidjan, particulièrement près de la commune d'Anyama, dans la Région des lagunes. Ils sont reconnus pour leurs très belles sculptures. Ce peuple a fait partie d'une des branches armées des redoutables Ashanti que les colons surnommèrent les porcs-épics. Les premiers européens qui arrivèrent sur la ‘Côte d'or’ se sont vite rendus compte que les Attié ne voulaient vraiment pas de leur visite et leur ont fait comprendre pendant plus deux siècles qu'ils n'étaient pas les biens venus. « L'histoire explicative de l'origine du peuple Adjoukrou est racontée diversement par les vagues successives qui ont formé l'identité collective Adjoukrou. On distingue trois souches principales ayant participé à la constitution de l'ethnie Adjoukrou. Nous avons d'abord une souche occidentale avec un rameau primitif qui comprend les villages de Bonn, Boubouri, Débrimou, Armébé, Mopoyem, Lokpou, Agneby, Gaty, Cosrou, Toukpa, Agbaille, Awiya, Youlil, Kaka, Lidj-Nanou, Niam-Niambo et un rameau secondaire comprenant les villages de Orgbaf-Edjem, Kpass, Bodou, et Kpanda. Ensuite nous avons une souche orientale avec un rameau primitif formé des villages de Aklodj-Rogaf et Aklodj et un rameau secondaire qui comprend les villages de Ousrou, Gbadj'n, Yassap, Gbougbo, Okpoyou, et Orgbaf. Et enfin, nous avons une souche centrale constituée des villages de Lokp-Agninabo, et Tchaha. Bien que toutes ces souches s'accordent sur une même dénomination (Adjoukrou), le sens de Adjoukrou est polysémique. Un groupe lui donne une étymologie morale: odème krou qui signifie: qui refuse l'injustice. Un autre groupe le dérive de odjème-êgn-krou qui veut dire: qui se croit autosuffisant et ne flatte pas les autres pour vivre. Pour un autre groupe encore, Adjoukrou vient de Sodj et renvoie à l'état de maladie dont l'ancêtre a souffert. Enfin, pour un dernier groupe, l'appellation Adjoukrou est liée au nom de l'ancêtre femme, lodj, qui guérit brusquement (kprou) d'une maladie sur la route de la migration. Cette polémique sur le sens d'Adjoukrou est répétée encore au sujet des récits sur l'occupation du site actuel. En effet, les récits relatifs à l'occupation du site actuel par les Adjoukrou sont légendaires. Les traditions remontent à leur passage dans le pays Dida, dans la région de Divo. Selon l'histoire, c'est à la suite de conflit avec leur voisin Dida que les Adjoukrou ont quitté le pays Dida pour immigrer au bord de la lagune Ebrié, à Cosrou, puis sur le lieu de leur première installation, appelé Tef, non loin de l'actuel village de Boubouri. L'on situe cette migration vers le milieu ou la fin du dix-huitième siècle. Cette pénétration a entraîné des conflits entre les Adjoukrou et leurs voisins Ebrié ou alladian déjà présents. A cette époque, les Adjoukrou avaient pour activité principale la chasse et vivaient dans des campements qui sont à l'origine des villages actuels. Cependant, une querelle entre deux frères, Amnes et Amnan, scinda les Adjoukrou en deux groupes dont les villages de Boubouri et de Débrimou jouent le rôle de capitales. En effet, Boubouri et Débrimou sont les capitales des deux confédérations que forment les villages Adjoukrou. » Source : Fato Patrice KACOU. Université de Cocody-Abidjan (Côte d'Ivoire) - Diplôme d'Etude Approfondie (DEA) 2005 artafrica exposition d'arts africains, arts premiers et artisanat d'Afrique à Pézenas

  • Les Baoulé, Gouro,...

    Venant du Nord, les Gouros, population Mandé, sont arrivés dans cette région au XVIème siècle. Les Gouros sont aussi appelés Lo ou Golo et se nomment eux-mêmes Kwéni. Les masques Gouro sont généralement conçus en hévéa sauvage, bois qui nécessite un fumage de la pièce afin d’éviter que le bois ne travaille par la suite. Les masques Gouro sont taillés d’une seule pièce (cornes, défenses et personnages ne sont pas des pièces rajoutées). Le peuple Gouro n'a connu la chefferie que sous la colonisation. Les Gouro vivent au centre de la Côte d'Ivoire et sont séparés des Baoulé par une région lagunaire. Les Baoulé habitent actuellement dans le centre et l'Est de la Côte d'Ivoire. Ils arrivèrent du Ghana au début du XVIIIème siècle. Ils ont apprit des Gouro à travailler le bois. Les Baoulé font partie du groupe Akan, et sont originaires du Ghana voisin. Il s'installent en Côte d'Ivoire au XVIIIe siècle, guidés par la reine Abla Pokou. Le nom Baoulé vient du sacrifice, par la reine Pokou, de l'un de ses fils, alors qu'elle menait la fuite de son peuple du Ghana : “ba ou li” (“l'enfant est mort”). Les masques Goli sont souvent de forme ronde (lunaire), surmontés de deux cornes. Ces masques sortaient pour la nouvelle récolte, occasion de réjouissances. Ils sortaient aussi pour la venue de dignitaires (grands masques de cérémonie). Les masques noirs sont masculins, tandis que les rouges ou à damiers sont féminins. Les Yohourés (ou Yaourés) sont un peuple de Côte d'Ivoire appartenant au groupe Akan, précisément des Baoulé. Leur déplacement dans le centre-Ouest de la Côte d'Ivoire a été motivé par la recherche de l'or et de terres fertiles. Ce peuple vit essentiellement au centre du pays, près de Bouaké , Bouaflé, Yamoussoukro, et Sakassou.

  • Les Bété, Guéré, Wé

    Les Wé, les Bété et les Guéré vivent au Sud-Est de la Côte d'Ivoire. Leurs masques ont une apparence assez effrayante, chargée de catalyser toutes les forces négatives pour enlever toute mauvaise influence dans les lieux où a lieu une cérémonie. Ces masques sont "chargés" à l’aide de supports divers : dents d’animaux, plumes, crin de cheval, raphia, clochettes, clous, etc. Ils ont aussi d’autres fonctions ; médiateur dans les conflits, lors de rituels de circoncision ou d’initiation, rassembleur pour une tâche commune. Ils sont aussi parfois utilisés à payer des rançons et peuvent encore intervenir lors de divorces difficiles. A lire : « Le masque au cœur de la société Wè », d’Angèle Gnonsoa.

  • Les Dan Kran Mahou

    Les Dan vivent au centre-Ouest de la côte d'Ivoire ainsi qu'au Libéria, dans une région montagneuse, principalement autour de la ville de Man. Chaque année, les villageois de la région de Man célèbrent la fête des masques. Des compétitions de danses sont organisées entre les villages afin de rendre hommage aux esprits de la forêt qui, selon la tradition, sont réincarnés dans les masques. Le village de Silakoro est le dernier bastion de l'animisme, dans cette région où l'Islam est établi majoritairement. Ces masques, qui sont l’objet de libations (sang du sacrifice de poulet, huile de palme, etc.) incarnent bien souvent l’esprit d’un ancêtre auquel on rend culte et hommage. Le masque fétiche devient ainsi protecteur. ArtAfrica, arts africains est membre de l’association des antiquaires de Pézenas.

  • Les Djimini

    Les Djimini, sont des Mandé du Nord de la Côte d’Ivoire. On en retrouve aussi au Burkina Faso et au Mali. Les Djimini sont un sous-groupe des Sénoufo. L’histoire affirme qu’ils sont venus comme captifs, achetés par les rois Abron ou vendus par les troupes de Samory Touré, surnommé le "Napoléon noir". Colonisés par la France au XIXe siècle, ils ont adopté la religion importée. Pour ces deux raisons, les masques et les statues ont grandement disparu chez les Djimini.   Les Djimini ont sculpté des masques faciaux se rapprochant des masques Kple-kple Sénoufo, leurs voisins avec lesquels ils ont en commun le rituel du Poro (société initiatique).

  • Les Grébo

    Les Grebo vivent à l’Ouest de la Côte d’Ivoire et au centre-Est et Sud-Est du Libéria, dans une région très forestière. Ils font partie du groupe des Krous.   Leurs voisins sont les Dan, les Guéré, les Wé et les Bété. Les masques Grebo ont fortement inspiré Picasso quand il est passé à sa période du cubisme. Voir les masques Grébo ici : http://www.artafrica.fr/102-liberia

  • Les Koulango

    Les Koulango vivent en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso et au Ghana. Ils ont pour ancêtres les Lorhon. Leur présence en Comoé Volta Noire remonte à plus de 2 000 ans. Leur territoire s'étend dans la savane au Nord et en forêt vers le Sud. Ils sont cependant principalement installés au Nord-Est de la Côte d'Ivoire, autour des villes de Bouna et de Bondoukou, et notamment dans le Parc National de la Comoé. Leur culture est très riche en diversité.

  • Les Sénoufo

    Les Sénoufos (ou Siéna, qui signifie ceux qui parlent le séné, le Sénoufo) sont répartis entre trois états : au Burkina-Faso, dans le Sud du Mali (principalement dans la région de Sikasso) et au Nord de la Côte d’Ivoire (autour des villes de Boundiali et Korhogo). Korhogo, protégée des incursions guerrières par le Bandama Blanc devint la capitale et le siège de la plus importante chefferie sénoufo.   Partis du delta interne du Niger — autour de la ville de Mopti (Mali), à la recherche de bonnes terres, les Sénoufos arrivèrent au Ier millénaire dans la région où ils résident actuellement.   Les Sénoufos sont essentiellement des paysans qui cultivent le riz, le mil, le maïs, l'igname, le manioc et le thé. Ils sont environ 1,5 million.   Les sociétés initiatiques, dont le Poro est la plus importante, jouent un rôle déterminant dans la vie des Sénoufos. C’est par ces sociétés que les jeunes gens font l’apprentissage de la vie. Ces apprentissages se font en différentes étapes, dont certaines de plusieurs semaines voire mois, en forêt, à l’abri du regard des non-initiés.